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INTERVIEW – Kyōko Saitō, jeune actrice face aux codes des idoles

Kyoko Saito, idoles, Love on Trial

À l’occasion de notre entretien avec Kyōko Saitō, jeune actrice japonaise en pleine ascension, celle-ci revenait sur son passage du groupe de musique Hinatazaka46 au monde du cinéma. Peu après son départ, elle décroche le rôle principal de Love on Trial, réalisé et écrit par Kōji Fukada, un parcours qui la mène jusqu’aux marches du Festival de Cannes au printemps dernier. Le film sortira en France le 25 mars 2026.

Dans Love on Trial, Kyōko Saitō interprète une jeune femme confrontée à un sujet sensible au Japon : dans l’industrie des idoles japonaises, certaines agences encouragent, voire forcent encore leurs artistes à rester célibataires afin de préserver une image idéalisée auprès du public. Cette clause de célibat a coûté gros à certaines idoles, dont le seul crime a été celui d’aimer.

L’actrice a pour autant tenu à créer une véritable distance entre elle et son rôle : « Comme le film traite de l’interdiction des relations amoureuses chez les idoles, je ne voulais pas que l’on m’associe à l’image que j’avais auparavant. » Elle confie avoir notamment changé de coiffure, afin de se dissocier de son ancienne identité d’idole.

Kyōko Saitō, Love on Trial, film
©2025 “Love On Trial” Film Partners

Une culture propre au Japon

La question de l’image des idoles reste aujourd’hui encore très ancrée dans la société japonaise. Kyōko Saitō confirme que cette attente de pureté fait partie d’une réalité culturelle bien établie : « Au Japon, il existe toujours cette idée que les idoles doivent rester célibataires. Lorsqu’elles se marient, cela peut entraîner une prise de distance de la part des fans. »

Ce constat, qui dépasse le simple cadre musical, surprend évidemment à l’international. Lors de la promotion du film dans différents pays, l’actrice a été confrontée à la surprise du public : « Cela m’a fait réaliser que c’est une culture très spécifique au Japon. »

Malgré les évolutions de l’industrie musicale à l’échelle mondiale, Kyōko Saitō reste lucide quant à un éventuel changement au Japon : « Je pense que cela va continuer, car ça n’a jamais vraiment changé jusqu’à présent. »

©2025 “Love On Trial” Film Partners

un écho avec l’animation japonaise

Les thématiques de Love on Trial ne sont pas sans rappeler certaines séries d’animation japonaise, notamment la récente série phénomène Oshi no Ko, que Kyōko Saitō a déjà visionnée. En effet, les deux œuvres traitent de la règle du célibat chez les idoles et représentent l’industrie sous un jour peu reluisant, se voulant proche des réalités de la vie des jeunes femmes choisissant cette carrière.

Oshi no Ko, anime, idol, ai hoshino
©赤坂アカ×横槍メンゴ/集英社・【推しの子】製作委員会

Si elle connaît cette œuvre populaire, l’actrice reste toutefois assez éloignée du monde de l’animation japonaise. Parmi le peu d’anime qu’elle ait vu, Sazae-san et Doraemon, deux oeuvres très populaires chez les enfants japonais, l’ont particulièrement marquée.

Une artiste aux ambitions multiples

Si le cinéma est la toute nouvelle facette de sa carrière, Kyōko Saitō s’impose comme une artiste polyvalente, refusant de se limiter à un seul domaine. « Je souhaite continuer à jouer, car c’est quelque chose que j’aime profondément. Mais j’adore aussi chanter et tout ce qui touche au divertissement, donc j’aimerais poursuivre dans ces différentes activités. », nous confie-t-elle.

L’actrice s’est également illustrée dans le doublage, en prêtant notamment sa voix au personnage d’April O’Neil dans le film des Tortues Ninjas Teenage Mutant Ninja Turtles: Mutant Mayhem.

Son timbre de voix très particulier fait du doublage un domaine qui l’attire particulièrement. Elle se verrait même dans des rôles masculins, en particulier des garçons « plutôt classes ».


Vous pourrez découvrir Love on Trial dans les salles françaises à partir du 25 mars 2026, l’occasion d’apprécier le talent précoce de Kyōko Saitō, porté par la mise en scène maîtrisée et engagée de Kōji Fukada.

Gaak remercie Kyōko Saitō ainsi que l’équipe de HANABI.