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Pragmata, où comment faire un bon jeu à l’ancienne

Sorti il y a bientôt un mois dans nos contrées, c’est l’heure de vous donner notre verdict sur le dernier né de Capcom, Pragmata. Alors, l’attente en valait-elle le coup ?

6 ans de développement, Pragmata s’est fait attendre

On dit que Capcom a une malédiction, à chaque fois qu’ils annoncent un jeu sur une nouvelle console, ce dernier se voit annulé par la suite. Pragmata était bien parti pour suivre ce triste sort. Annoncé en 2020, puis reporté de nombreuses fois jusqu’à ne plus avoir de fenêtre de sortie, l’annulation paraissait hautement plausible.

Puis l’année dernière, le soldat Pragmata a refait parler de lui et a bien prouvé à tous qu’il était bel et bien réel. Avec son gameplay pour le moins original mélangeant action et puzzle, le jeu de Cho Yonghee a suscité beaucoup de curiosité. Car Pragmata n’est pas un jeu qui se regarde mais qui se joue. C’est manette (ou clavier) en main que l’on comprend toute la richesse de son gameplay et la nervosité qu’il procure.

Les TPS et les shooters, on en mange à foison depuis quelques temps, amplifié par les Fortnite et autres jeux de tirs qui pullulent dans la sphère vidéoludique. Là où on pourrait penser que Pragmata ne serait qu’un jeu du genre de plus, l’œuvre arrive aisément à se distinguer de ses confrères.

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C’est parti pour le voyage lunaire

Pragmata prend place une station lunaire (rien que ça) qui se nomme « le Berceau », nous suivons Hugh Williams, un astronaute venu enquêter sur cette fameuse station. À la suite d’un accident, il se retrouve blessé mais se voit secourir par une androïde qu’il nommera Diana. Diana a la capacité d’hacker les systèmes du Berceau ainsi que les machines qui semblent ne plus trop apprécier les humains. Ces derniers sont maintenant manipulés par l’IA « IDUS » de la station qui compte bien vous embêtez durant votre aventure.

L’une des premières choses qui nous frappe quand on lance Pragmata, mais qu’est-ce que c’est beauuuuu ! Le jeu affiche une qualité graphique vraiment impressionnante et une fluidité à toute épreuve même quand ça tire dans tous les sens. Là-dessus, on peut tirer notre chapeau à Capcom pour avoir sacrément bien optimiser la bête.

Ensuite, l’un des points fort de Pragmata, même le meilleur j’ai envie de dire, réside dans son gameplay. Comme dit plus haut, nous avons un mélange de TPS shooter et puzzle. Pour déverrouiller les armures des robots et exposer leur point faible, vous allez devoir les hacker via l’aide de Diana. Lors du hack, le jeu ne s’arrête pas ou ne se ralentit pas, vous allez devoir effectivement gérer 2 choses à la fois. Hacker les ennemis tout en vous déplaçant afin d’éviter leurs attaques puis faire parler la poudre une fois les points faibles exposés.

Un gameplay aussi riche que la lunafibre

La richesse du gameplay de Pragmata ne s’arrête pas là, l’œuvre vidéoludique incorpore un sacré lot d’armes, réparties en 4 catégories. L’arme principale que vous avez de base, les armes lourdes comme le fusil à pompe, les armes tactiques avec par exemple le fusil à stase et enfin celles de support comme le leurre holographique. Le jeu vous encourage justement à pivoter entre les différentes armes afin de vous sortir de situations périlleuses.

Regarde Hugh, on parle de nous sur Terre

En plus des armes, il y a les nœuds de hacking qui viennent pimenter votre partie. Ce sont des modules que vous pouvez activer lors du hacking avec Diana. En plus d’ouvrir les armures de vos ennemis, vous pouvez leur appliquer des états de paralysie, folie (diablement efficace) ou tout simplement réduire leur défense.

Plus on avance dans le jeu et plus les développeurs se sont amusés à nous rajouter des surcouches de gameplay pour que l’on prenne toujours plus de plaisir à jouer. On obtient même des habilités durant l’aventure qui nous encourage à retourner aux premières zones dont l’accès à certains coffres nous était impossible au premier passage.

On regrette cependant qu’il faille obligatoirement repasser par le refuge pour se soigner/téléporter vers une autre zone. Idem lorsque l’on meurt, le personnage réapparait systématiquement au refuge. C’est encore plus frustrant lors des combats de boss ou un simple « recommencer » aurait été bienvenu, sans être obligé de faire des allers-retours.

CapGod a encore frappé

Les studios d’Osaka ont encore fait mal avec leur dernière création. Déjà que Resident Evil Requiem et Monster Hunter Stories 3 ont fait beaucoup de bruit en ce début d’année (notamment RE9 et ses 7 millions de ventes), voilà que Pragmata suit les pas de ses aînés avec déjà 2 millions de ventes.

Pragmata a ce côté « nostalgique » que l’on ne retrouve plus forcément dans beaucoup de jeux. Il nous procure cette même énergie et joie que lorsqu’on allumait notre PS2 dans les années 2000. Un gameplay extrêmement satisfaisant, une durée de vie conséquente surtout si on veut tout cleaner (dans les 12-15h + les simulations et modes supplémentaires), et des personnages attachants. Concernant le scénario, il est simple et efficace, bien évidemment, ne vous attendez pas à de la SF incroyable. On reste sur quelque chose d’assez terre à terre et certains peuvent même être déçus que des concepts n’aient pas été poussés plus loin.

En tout cas, si vous voulez passer un bon moment en compagnie de Diana et Hugh, Pragmata saura vous divertir convenablement.

Les points positifs de Pragmata :

  • Le RE Engine fait encore des merveilles en termes de qualité.
  • Un gameplay vraiment très plaisant qui ne cesse de s’enrichir au fil des heures.
  • Une durée de vie très correcte si on veut absolument tout faire.
  • Un bestiaire assez garni avec des combats de boss vraiment très sympa.
  • Le duo Hugh/Diana qui fonctionne à merveille.

Les points négatifs :

  • Une histoire simple mais un univers qui aurait pu être tellement plus riche.
  • Diana parle un peu trop haha.
  • Dommage que les fonctionnalités de la Dualsense sur PS5 n’aient pas été utilisées.