Accueil Critiques Animé Automne 2022 : Jojo Stone Ocean Part 2, Netflix a-t-il enterré le peu de hype restante ?
Animé Automne 2022 : Jojo Stone Ocean Part 2, Netflix a-t-il enterré le peu de hype restante ?

Animé Automne 2022 : Jojo Stone Ocean Part 2, Netflix a-t-il enterré le peu de hype restante ?

par Kito 19 septembre 2022

On peut remercier Netflix pour l’arrivée de la seconde partie de Stone Ocean ! Ironiquement, un animé de la saison d’automne 2022 sera traité avant ses homologues de la saison d’été !

Trêve de plaisanteries. Attaquons-nous aujourd’hui à un mastodonte du milieu du manga et de la japanimation, j’ai nommé Jojo’s Bizarre Adventure.

Manga publié par la Shueisha depuis 1986 et par son auteur Hirohiko Araki, l’œuvre connait une adaptation animée en 2012 par David Production. Depuis, Jojo s’est démocratisé, et chaque partie s’est vu être adaptée. Et c’est en 2021 que nous apprenons l’arrivée de la 6ème partie en animé, à savoir Stone Ocean.

Moi qui venais de terminer Golden Wind, j’ai donc pu enchaîner de suite avec cette nouvelle partie que j’ai bien appréciée. Mais une question raisonnait en nous, à quand la suite ? Et c’est presque un an après que la partie 2 revient avec 12 épisodes supplémentaires. Entre temps, j’ai rattrapé mon retard sur la publication française du manga disponible chez Delcourt / Tonkam. J’étais donc un peu hypé de découvrir cette partie en animé que j’avais lu quelques semaines auparavant. Et donc, que vaut cette nouvelle partie ?

Sortez votre Stand afin de vous échapper de Green Dolphin !

Après que Jolyne eût réussi à envoyer le disque Stand de son père, Jotaro, à la fondation Speedwagon, cette dernière s’introduisit dans le Quartier de Haute Sécurité afin de mettre la main sur un mystérieux os qui intéresse particulièrement White Snake. Il s’avère que cet os appartenait en réalité à Dio. Le manieur de White Snake, Enrico Pucci, cherche à donner vie à ce morceau de Dio afin d’accéder au Paradis. Jolyne va donc devoir affronter divers manieurs de Stand afin d’empêcher Pucci de mettre son plan à exécution.

Jolyne Stone ocean
© Hirohiko Araki / Shueisha / David Production / Netflix

stone ocean

Même si c’est une partie que j’attendais du fait de ma lecture récente de Stone Ocean, il faut avouer que ce n’est pas un passage où il se passe grand-chose. Et j’ai d’ailleurs été assez déçu de l’animé. Tout d’abord le rythme. J’ai trouvé l’animé tantôt trop rapide, tantôt trop long. Je m’explique. Prenons l’exemple de Sports Maxx, un des premiers manieurs que l’on rencontre dans cette nouvelle partie. Hermes cherche à se venger de lui car il est responsable de la mort de sa sœur. Malgré le fait qu’elle réussisse à le tuer, Sports Maxx survivra grâce à la capacité de son Stand qui consiste à ramener des morts à la vie, ceux-ci ayant la particularité d’être invisibles. Sports Maxx devient donc un mort vivant invisible. Dans le manga, j’ai trouvé que l’auteur avait vraiment jouer dans ce passage, au point où on ne comprend pas qu’il est mort. Dans l’animé, la solution est très vite donnée, ça doit durer l’histoire de 2min, ce que je trouve vraiment dommage.

Sports Maxx stone ocean
© Hirohiko Araki / Shueisha / David Production / Netflix

Au final, cette partie ne m’a pas vraiment plu car on a pas l’impression d’avoir vraiment avancé, si ce n’est que Jolyne a mis la main sur le disque mémoire de Jotaro. On finit sur un cliffhanger où le père Pucci a, lui, avancé dans son projet. Il a mis la main sur l’os de Dio, ce qui a donné naissance à l’enfant vert. Il a fusionné avec ce dernier, permettant ainsi à Pucci de s’approcher de son but. Nul doute que la dernière partie sera la meilleure de Stone Ocean, et il me tarde qu’elle arrive !

Scénario : 2/5

Passons maintenant à la mise en scène. Un point sur lequel j’avais eu du mal lors de la première partie de Stone Ocean, c’est l’usage de la CGI, notamment sur White Snake. Cette fois-ci, j’ai eu l’impression qu’elle était beaucoup moins présente. Je n’ai relevé qu’un seul moment où White Snake était en 3D vraiment immonde, ainsi qu’un Dragon’s Dream plutôt bien foutu en CGI.

Dragon's Dream et White Snake stone ocean
© Hirohiko Araki / Shueisha / David Production / Netflix

On retrouve bien entendu ces moments jojoesques dont David Production a le secret.

Concernant les musiques, rien à redire, je suis toujours fan de la bande son de Jolyne !

Un point m’a tout de même chiffoné, ce sont les sous-titres de la VO de Netflix. Je sais bien qu’il y a des droits d’auteur à respecter, ce qui explique que Stone Free s’appelle Stone Ocean, ou encore que Weather Report s’appelle Weather Forecast. Cependant il faut avouer que le nombre de fautes est ahurissant. Certaines phrases ne voulaient rien dire, ce qui me sortait complétement de mon visionnage. C’est un peu dommage quand on sait que le reste était plutôt maîtrisé.

Pour terminer sur une note positive, même si elles étaient présentes dans le manga, j’ai beaucoup aimé les interventions de Dio. Cela nous permet d’en apprendre plus sur lui, mais aussi sur Pucci et sur ses motivations.

Dio stone ocean
© Hirohiko Araki / Shueisha / David Production / Netflix

Mise en scène : 3.5/5

Passons maintenant aux personnages. Je n’aborderai ici que les personnages utiles à l’intrigue, donc tous les autres manieurs de Stand ne seront traités que dans la partie suivante.

Nous n’avons ici que 6 personnages qui se distinguent, à savoir Jolyne, Hermes, Foo Fighters, Annasui, Emporio et Pucci. Jotaro et Weather Report se contentant de faire quelques apparitions.

Nous allons d’ailleurs commencer par les personnages de Emporio, Hermes et Annasui. Emporio est un personnage qui se démarque un peu plus dans cette partie. Là où avant il servait de soutien à Jolyne, il s’investit cette fois-ci dans sa libération.

Pour ce qui est de Hermes, elle aura eu droit à son moment de gloire. Mais comme je l’expliquais dans la première partie, c’est un passage plutôt décevant. On comprend les motivations de notre personnage, cependant je n’arrive pas à m’y faire. Déjà, le passage en animé est très court. Mais en plus, ça donne l’impression de lui donner un background, juste pour en avoir un. De plus, après ces événements, on ne la reverra qu’à la fin de l’animé.

Hermes
© Hirohiko Araki / Shueisha / David Production / Netflix

Passons à Annasui. C’est plus ou moins le même constat que Hermes. Il possède aussi un background un peu étrange, et sans réelle utilité dans cette partie. Je trouve toutefois son Stand très sympa. Il prétend vouloir épouser Jolyne car sa force l’a ébloui, c’est d’ailleurs l’unique raison pour laquelle je suis d’accord avec lui.

stone ocean

Annasui et Diver Down stone ocean
© Hirohiko Araki / Shueisha / David Production / Netflix

Le personnage de Foo Fighters est un personnage aussi très différent dans cette partie. Il semble beaucoup moins puissant que lorsque Jolyne l’a affronté, du fait que les manieurs qu’il affronte sont également très intelligent. J’ai moins aimé son combat animé contre Dragon’s Dream, cependant son combat contre Pucci et White Snake est l’un des meilleurs. Sa détermination, son courage, ainsi que son sacrifice vont inspirer Jolyne.

Jolyne et Foo Fighters
© Hirohiko Araki / Shueisha / David Production / Netflix

En parlant d’elle, c’est aussi la dernière partie de son développement. Son piercing en forme d’étoile qu’elle s’est fait au nombril montre qu’elle a enfin accepté sa destinée et son sang de Joestar. Cette partie témoigne d’ailleurs bien de la force que Jolyne possède, aussi bien physique que mentale. Et elle ne va reculer devant rien pour arrêter Pucci.

Emporio et Jolyne
© Hirohiko Araki / Shueisha / David Production / Netflix

Par ailleurs, cette partie aura aussi mis en lumière Pucci aux yeux de nos protagonistes. Il possède dorénavant un lien direct avec Dio, via le bébé vert. Nous ne savons encore rien de ce qu’il compte faire de ce pouvoir, si ce n’est accéder au Paradis. On peut toutefois voir son illumination lorsqu’il découvre que White Snake n’est plus son Stand. Encore une fois, la dernière partie risque d’être phénoménale.

Enrico Pucci stone ocean
© Hirohiko Araki / Shueisha / David Production / Netflix

Personnages : 4/5 stone ocean

Pour cette dernière partie, je voudrais parler plutôt des différents Stands que nous avons pu voir. Certains sont un peu osef à l’image de Limp Bizkit, Planet Waves ou Yo-yo Ma. Mais d’autres marquent beaucoup plus les esprits. Je pense notamment à Dragon’s Dream que j’ai beaucoup aimé dans sa conception. Le fait qu’il repose entièrement sur « la chance » est un point original, même dans Jojo. Son design ou le fait qu’il soit conscient en fait vraiment un Stand unique. J’ai également apprécié Diver Down, Stand de Annasui. Dommage qu’on ne le voie pas énormément en action. Idem pour Survivor, qui est aussi très original. Le fait de rendre fou tout ceux qui sont touchés au point où ils s’affrontent jusqu’à la mort est terrifiant. Mais donne lieu à un des meilleurs passages de l’animé.

dragon's dream
© Hirohiko Araki / Shueisha / David Production / Netflix

Le Stand du bébé vert Green, Green Grass of Home est aussi très sympa dans l’idée, en espérant que nous puissions le revoir dans la dernière partie !

Enfin, le Stand qui aura marqué nos protagonistes, c’est sans aucun doute Jail House Lock. Un point que je n’ai pas compris, c’est de passer le passage sur la mythologie de son Stand. Mew Mew, la manieuse, est la gardienne en chef de Green Dolphin. Et elle sert de garde-fou. À savoir qu’elle empêche les manieurs de Stand de sortir de la prison. Pourtant, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu cette itération dans l’animé, alors qu’il apparaît dans le manga. Il faut avouer que comme boss de fin, elle envoie du pâté. Notamment de pour sa faculté qui implique que nos protagonistes ne puissent retenir que 3 choses à la fois.

Stands : 3/5

Pour résumer :

Cette partie de Stone Ocean fut décevante pour ma part. Un rythme qui ne me convient pas, des choix de mise en scène un peu bizarre, une traduction qui laisse à désirer par moment. J’ai tout de même apprécié certains passages de cet animé, mais j’ai bien plus apprécié ma lecture. Le manga a réussi davantage à me plonger dans l’univers. Il faut dire aussi que le choix de ne pas faire de simulcast a sûrement grandement joué à l’ennui de cette partie. Si je n’avais pas autant ressenti cette détresse pour la première partie, la deuxième bat tous les records. Je pense qu’il en sera de même pour la dernière, en sachant que ce choix va détruire tout ce que cette dernière partie pourrait nous procurer comme émotion. Pour rappel, le manga est disponible chez Delcourt / Tonkam, et l’animé sur Crunchyroll et Netflix. À l’année prochaine…

Note globale : 12.5/20

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