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KIDS ON THE SLOPE : Amitié vibrante sur une mélodie de jazz !

  • Balin 
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Pour cette nouvelle review, on parle d’un classique du josei : KIDS ON THE SLOPE ! Je vous livre ma critique des tomes 1 et 2 du manga !

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KIDS ON THE SLOPE, tomes 1 et 2 – Réédition

Après nous avoir proposé The Blue Flowers and the Ceramic Forest, les éditions Mangetsu nous permettent de redécouvrir une oeuvre de Yuki Kodama ! Qui plus est, il s’agit de l’oeuvre qui a fait connaître l’autrice : KIDS ON THE SLOPE, ou SAKAMICHI NO APOLLON en version originale. Un manga josei qui, par ailleurs, bénéficie d’une très bonne adaptation animée produite par MAPPA et Tezuka Productions.

Déjà paru en France aux éditions Kazé entre 2013 et 2014, le manga en 9 tomes revient avec une nouvelle édition chez Mangetsu. Pour l’occasion, les jaquettes ont changé ; elles se rapprochent désormais plus de l’édition originale. Pour le contenu, peu de différence mais on espère que cela ouvrira la voie au volume « Bonus Track » qui n’a jamais été traduit pour le public francophone.

Début de l’été 1966. Kaoru quitte Yokosuka pour rejoindre un lycée de province. Contraint de déménager fréquemment depuis sa plus tendre enfance, l’école est devenue pour lui synonyme d’angoisse. Pourtant, dès son premier jour dans ce nouvel établissement, sa vie prend un tournant inattendu lorsqu’il fait la rencontre de Sentarô, un camarade de classe au tempérament fougueux. Malgré leurs différences, ils se rapprochent grâce à leur passion commune : le jazz. Désormais, la vie de Kaoru va changer de rythme !

On peut tout de même noter la présence de chapitre bonus dans chacun des volumes, comme dans la première édition. Ils sont totalement déconnectés de l’oeuvre mais ils permettent de découvrir un peu plus le travail de Yuki Kodama.

En avant la musique !

KIDS ON THE SLOPE prend place dans les années 60, au Japon. À cette époque, le pays est encore sous influence américaine. Cela implique notamment la présence de marins, du christianisme mais aussi la diffusion du jazz ! C’est un contexte que Yuki Kodama dresse avec finesse et subtilité, sans jamais que ce soit trop lourd.

SAKAMICHI NO APOLLON © 2008 Yuki KODAMA / Shogakukan Inc.

Et elle y parvient en se concentrant sur l’évolution de ses personnages. C’est d’ailleurs ce qui guide le récit. Le fil rouge, ce sont les liens que tissent les différents personnages entre eux. Des moments partagés, des quiproquos, des rencontres… J’ai trouvé ça très intéressant à suivre, d’autant que c’est bien réalisé !

Scénario : 4/5

KIDS ON THE SLOPE se construit donc avec trois personnages : Kaoru, Sentarō et Ritsuko. Et si Sentarō et Ritsuko se connaissent depuis l’enfance et ont déjà une relation solide, Kaoru débarque de Tokyo et ne connait personne. Mais la musique réunit ce sympathique trio, et on ne perd finalement pas de temps !

SAKAMICHI NO APOLLON © 2008 Yuki KODAMA / Shogakukan Inc.

D’ailleurs, c’est un point que je trouve très intéressant dans l’oeuvre : il n’y a pas d’allongement artificiel. Les personnages se disent les choses, et j’avoue même avoir été surpris parfois ! L’autrice sait y faire, et nous prend à contre-pied en créant des personnalités en contraste avec les designs; même si j’attends plus de relief.

Personnages : 3,5/5

Ainsi, dans KIDS ON THE SLOPE, il est question de relations humaines. D’abord, l’amitié, qui est décrite avec beaucoup de justesse je trouve. Les interactions entre Kaoru, Sentarō et Ritsuko ont ce goût d’authenticité. Et puis il y a les amours, où l’autrice joue avec nous en modulant ses triangles relationnels, c’est plaisant.

SAKAMICHI NO APOLLON © 2008 Yuki KODAMA / Shogakukan Inc.

L’autre thématique, étroitement liée à l’amitié qui soude notre trio, c’est le jazz. C’est là que l’anime peut surpasser le manga avec sa bande-son, néanmoins je trouve que le manga est très réussi sur ce point. On sent les personnages vibrer quand ils jouent, c’est un véritable moyen de communication pour eux, un exutoire !

Thématiques : 4/5

C’est peut-être sur l’aspect visuel que KIDS ON THE SLOPE divise le plus. En effet, le trait de Yuki Kodama est plutôt atypique. Son dessin est très épuré : les ombres se limitent souvent à des aplats, les décors s’effacent pour ne laisser place qu’aux personnages. Ce qui en résulte, c’est une expressivité renforcée.

SAKAMICHI NO APOLLON © 2008 Yuki KODAMA / Shogakukan Inc.

Au-delà de ça, je dois bien reconnaître que plusieurs planches m’ont vraiment transporté. Les sessions de jamm’ sont juste géniales. La mise en scène de l’autrice fait qu’elles sont ressenties de manière viscérale. Mais elle sait également capturer ces instantanés de vie, qui font écho en chacun je pense.

Visuels : 3,5/5

KIDS ON THE SLOPE, en résumé :

💎 Ce que j’ai aimé :

  • Le jazz comme un liant de cette amitié.
  • L’autrice qui joue avec son lecteurs et ses triangles amoureux.
  • Les personnages plein d’authenticité.
  • Les visuels qui sont de vrais vecteurs d’émotions.

🪨 Ce que j’ai moins aimé :

  • Un ensemble qui manque encore de densité.
  • Je ne pensais pas que ce serait aussi frustrant de ne pas avoir de son…!

Note globale : 15/20