Après Tsugumi Project et Leviathan, c’est une nouvelle création originale que nous propose Ki-oon : SUICIDE RED ! Voici mon avis !

SUICIDE RED, tome 1 :
C’est donc une nouvelle création originale que nous proposent les éditions Ki-oon. L’auteur, Harimaru, fut assistant de Shun Saeki (Food Wars) mais surtout de Yūsuke Murata (Eyeshield 21, One Punch Man). Il occupait d’ailleurs le poste d’assistant en chef, se chargeant de la formation des nouvelles recrues du studio. Ainsi, s’il s’agit de sa première série, c’est un artiste qui a déjà une bonne expérience !

Plongez dans les dédales d’un Tokyo fantastique aux côtés d’une héroïne explosive !
Il y a dix ans, des brèches vers une autre dimension se sont ouvertes au-dessus de Tokyo, déversant un flot de magie. La ville s’est retrouvée envahie par les gobelins, les zombies et autres créatures, et certains humains ont acquis des pouvoirs spéciaux… Madoka en fait partie : elle manie les flammes… et se blesse souvent au passage, au point d’être surnommée “Suicide Red”.
La jeune fille gagne sa vie comme chasseuse de trésors mais rêve d’entrer dans les brigades chargées des pires monstres, ceux des souterrains fermés au commun des mortels. C’est là qu’elle a perdu la trace de son grand-père, sa seule famille restante. Coup de chance ou malédiction, une mission la mène en plein cœur de la zone interdite, face à une hydre gigantesque… Avant de chercher son aïeul, il faut d’abord sauver sa peau !
En ce qui concerne l’objet-livre, il ne comporte pas moins de 12 pages couleurs : encore une très belle mouture pour une création Ki-oon donc ! Au-delà de ça, l’impression est de bonne qualité, sur un papier épais.
Tout feu, tout flamme !
SUICIDE RED prend place dans un univers proche du nôtre mais dans lequel des créatures fantastiques se sont introduites grâce à de mystérieuses brèches. Mais ce n’est pas tout : les humains se sont transformés, certains obtenant des pouvoirs. Un concept assez convenu, qui rappellera un peu Solo Leveling.

On retrouve quelques classiques aussi dans les monstres introduits, mais Harimaru nous propose également ses propres créations. Ce faisant, il construit un univers qui lui est propre et qui nous intrigue forcément ! Il en joue d’ailleurs beaucoup en créant des zones interdites qui instillent beaucoup de mystères.
Univers : 3/5
SUICIDE RED, c’est le surnom donné à la protagoniste de l’oeuvre, Madoka. Le côté tête brûlée de cette dernière n’est donc pas une surprise. Pour autant, c’est bien une personnalité altruiste : la combinaison de ces traits de caractère contribue donc à notre attachement au personnage.

On pourrait se dire qu’une telle figure de proue ferait de l’ombre au reste du casting. Et pourtant, ce n’est pas le cas. Et c’est notamment dû au fait que l’auteur a construit ses autres personnages autour de Madoka. Ils sont, pour ainsi dire, dépendant d’elle, et brillent grâce à elle. Un choix aussi pertinent qu’intéressant à mon sens !
Personnages : 3/5
En ce qui concerne le scénario, SUICIDE RED ne s’encombre pas et préfère viser l’essentiel. Dès le premier chapitre, les bases de l’univers sont posées et l’intrigue suit. L’objectif de Madoka est simple : elle veut retrouver la seule famille qui lui reste, et on sait déjà où elle va devoir chercher. C’est redoutable d’efficacité !

De cette manière, on est plongé dans un tourbillon d’action. Les événements s’enchaînent vite tout en gardant une cohérence solide. Peu de place est laissée à la réflexion, mais ce n’ est pas ce que prétend faire le mangaka avec son récit. On est sur un divertissement spectaculaire; et il y parvient avec brio !
Scénario : 4/5
Je dois avouer que les premiers extraits et l’illustration de couverture de SUICIDE RED ne me donnaient pas envie. Ainsi, c’est un peu à reculons que j’ai commencé cette lecture. Cependant, cette lecture fut une agréable surprise visuelle ! Harimaru s’en sort finalement très bien sur ce tome 1.

J’aime beaucoup les character-designs, mais aussi le design des créatures. Quant au découpage, il est bien pensé et permet de créer une excellente dynamique de lecture. Certaines doubles pages sont particulièrement soignées, que ce soit dans la mise en scène ou les décors. C’est percutant, et immersif !
Visuels : 4/5
SUICIDE RED, en résumé :
💎 Ce que j’ai aimé :
- Une oeuvre qui va à l’essentiel : le divertissement.
- Un dessin de qualité, inspiré et dynamique.
- Une héroïne à laquelle on s’attache vite.
🪨 Ce que j’ai moins aimé :
- Un concept de base convenu.
- Un ensemble qui manque encore de subtilité.
