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Tokyo Revengers, time-slip, voyous et bastons

Tokyo Revengers, time-slip, voyous et bastons

par Xerxes 7 janvier 2021

Tokyo Revengers … Si vous suivez Gaak assez régulièrement, vous en avez forcément entendu parler. C’est une série pré-publiée dans le Shuukan Shounen Magazine depuis 2017 écrite et dessinée par Ken Wakui, un habitué du genre furyo. La série compte 20 volumes en VO, et seulement 9 en VF, publiés chez Glénat. Il a remporté le prix de meilleur shônen aux Kodansha Award, aux dépens de Spy x Family, Moi quand je me réincarne en Slime et Shine.

tokyo revengers fight

De looser à loubard

Hanagaki Takemichi a loupé sa vie… À 26 ans, il est seul, sans réel amis, vivant tant bien que mal de petits jobs ingrats. Sa vie amoureuse se résume à une seule conquête au collège. Tout cela explique sa stupeur lorsqu’il apprend aux infos que son ex-petite amie, Hinata, et son frère ont été les victimes collatérales d’un règlement de compte du gigantesque et dangereux gang Tokyo Manjikai. Sous le choc, abattu, alors qu’il s’apprête à rentrer chez lui, lui aussi est victime d’un accident : il tombe sur une voie ferrée alors qu’un train passe…

Cet événement malheureux va le ramener inexplicablement douze ans en arrière, alors qu’il était encore au collège, avec Hinata et ses amis…   Il comprend alors qu’il peut changer le futur. Il doit empêcher le Toman de se radicaliser pour éviter les tristes évènements du futur. Et pour ça, il doit se rapprocher du chef du gang… Y arrivera-t-il, au milieu de ces voyous, lui qui a toujours été un looser ? 

Modifier le futur à partir de rien

Tokyo Revengers nous plonge donc dans l’univers des gangs, des bosozokus et des voyous au Japon des années 2000. On se retrouve du côté des “méchants”, les cailleras du Tokyo Manjikai. Tous sont des voyous endurcis habitués à se battre et sans grands scrupules. Takemichi débarque dans cet univers violent et dur. Il va devoir apprendre à se débrouiller pour tirer son épingle du jeu.

Takemicgi Hanagaki
Takemichi

L’auteur ne le place pas du tout comme un héros qui changera la ligne du temps en un claquement de doigt. Bien au contraire, le pauvre va se faire malmener et défoncer, osons le terme, tout au long du manga. C’est lui qui va mener l’action dans l’ombre, car si nous, nous savons ses ambitions, les autres l’ignorent. On s’identifie parfaitement à lui. Il ne va pas chercher à dissimuler ses faiblesses et va avoir de nombreux moments d’abattement, de désespoir. Cependant, il saura toujours trouver de la détermination grâce à sa volonté de sauver Hina et ses amis. C’est justement ça qui est beau! On a un héros qui ne sait rien faire et qui pourtant saura accomplir des choses grâce à sa volonté. 

Et de la volonté, il en aura besoin : il n’a que quelques indices et dates pour savoir ce qu’il a à modifier. Voilà un autre point fort du manga : chaque action modifie le futur et on ne sait jamais de quelle sorte, ce qui permet des rebondissements et des surprises délicieuses. Une seule crainte : attention à ne pas tomber dans la redondance et à rester cohérent…

Tokyo Revengers characters : badass, charismatiques, profonds

Les personnages sont l’autre point fort du manga. Ce sont eux qui donnent toute la profondeur au manga : tous plus charismatiques les uns que les autres, ils sont chacun développés peu à peu pour nous les rendre de plus en plus attachants. Ken Wakui nous offre des personnages nuancés, avec une part d’ombre et une violence ancrée mais qui pourtant ont de grandes valeurs. On frémit, on rit, on serre les poings, on chasse une larme au fil de leurs répliques bien senties et des situations qu’ils vont devoir affronter. Mickey, le chef du Toman reste l’enjeu clé du manga : c’est celui que Takemichi devra atteindre pour espérer changer le futur et le sauver de ses tourments. Et si on l’adore et l’admire, on a aussi peur de lui et de ses démons

Le dessin de l’auteur est aussi intéressant : il n’est pas spécialement beau ni très développé ( on peut apercevoir par-ci par-là quelques erreurs, quoique cela semble se corriger au fur et à mesure ). Et pourtant il nous transporte et sert parfaitement le manga. Il sait représenter l’action, les bastons, les émotions très efficacement et dépeindre des personnages trop stylés. 

Conclusion

Une fois qu’on a lu Tokyo Revengers et qu’on a rencontré le Tokyo Manjikai, on n’a plus envie d’en décrocher. Tout comme Takemichi, on pleure, on rit, on espère, on croit que tout est fini avant de comprendre qu’on en est loin…On n’a plus qu’une envie : plonger dans le manga et se convertir en bad boy pour suivre leurs aventures à leurs côtés. Ne passez plus à côté de cette série tout simplement géniale, et si possible avant avril 2021, comme ça vous pourrez dire que vous la suivez avant l’engouement provoqué par l’anime

Tokyo Revengers tome 1

Rappel : 

  • 20 tomes en VO 
  • 10 tomes actuellement en VF chez Glénat
  • Anime en avril 2021 ( teaser ici.)
  • Un film drama en cours de production
Trailer Tokyo Revngers

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