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Bilan sur la Conférence de presse des Utopiales 2020

Bilan sur la Conférence de presse des Utopiales 2020

par Shima 15 octobre 2020

Hier se tenait la conférence de presse pour les Utopiales 2020. Le festival international de la science-fiction de Nantes fêtera son 20ème anniversaire dans des conditions bien particulières cette année.

Utopiales 2020
Affiche d’Alex Alice

Utopiales 2020

Cette édition anniversaire se tiendra du 29 octobre au 1er novembre 2020 et se concentrera comme d’habitude sur le livre (roman, bande dessinée, essai), les sciences et le cinéma.

Afin de limiter la concentration des publics sur un seul et même site et d’organiser une gestion optimum des flux de circulation, la programmation des Utopiales 2020 va se déployer sur cinq sites différents dans le quartier de la Cité internationale des Congrès de Nantes.

Cette année, les Utopiales sont gratuites, mais il faudra réserver chaque séance ou conférence au préalable sur le site dédié. Il devrait ouvrir vendredi à 18h. Sans billet, vous ne pourrez pas entrer sur le site.

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site officiel.

Les Utopiales 2020, même avec le contexte sanitaire actuel, n’ont pas à rougir de leur programme : 178 invités, intervenants et modérateurs, 141 rendez-vous littéraires, scientifiques et artistiques et 47 longs et courts métrages.

Les projections, seront cependant moins nombreuses, notamment pour le pôle asiatique.

Pôle asiatique

Je vais développer ci-dessous le pôle asiatique, mais les Utopiales, c’est évidemment bien plus. Je vous laisse découvrir tout le programme sur le site officiel Utopiales 2020.

L’édition 2019 dernière avait été très riche en japanimation, avec notamment l’avant-première de Weathering with you (Les enfants du temps), The Relative worlds (les mondes parallèles) et une rétrospective de Satoshi Kon.

Concernant la journée manga-tan des Utopiales 2020, qui a lieu chaque année le dimanche (en l’occurrence le 1er Novembre cette année), pas d’exclusivité cette année. Vous pourrez retrouver deux projections et une conférence sur “La vision du nucléaire dans la culture populaire japonaise”.

Petit scoop de la conférence : Pompoko devrait ressortir en salles d’ici la fin de l’année. Le festival à le privilège de le montrer à cette occasion.

Pompoko

Pompoko
Isao Takahata
Japon — 2006

Jusqu’au milieu du 20e siècle, les tanukis, emprunts d’habitudes frivoles, partageaient aisément leur espace vital avec les paysans. Leur existence était douce et paisible. Mais le gouvernement amorce la construction de la ville nouvelle de Tama. On commence à détruire fermes et forêts. Leur habitat devenu trop étroit, les tanukis jadis prospères et pacifistes se font la guerre, l’enjeu étant de conserver son bout de territoire. Efforts dérisoires car la forêt continue de disparaître…

Wonderland, le royaume sans pluie

Keiichi Hara
Japon — 2019

Akané est une jeune fille rêveuse. La veille de son anniversaire, elle se rend chez sa tante antiquaire pour récupérer son cadeau. Dans l’étrange bricà-brac de la boutique, elle pose sa main sur une pierre magique. S’ouvre soudain un passage secret d’où surgit Hippocrate, un alchimiste venu d’un autre monde. Il veut convaincre Akané qu’elle est la Déesse du vent vert dont parle la légende et qu’elle seule peut éviter la terrible sécheresse qui menace son royaume. Accompagnées par l’alchimiste et son disciple Pipo, Akané et sa tante s’engagent dans un voyage fantastique pour sauver Wonderland.

TABLE RONDE

La vision du nucléaire dans la culture populaire japonaise

Le Japon a été profondément marqué par les deux bombardements atomiques d’août 1945 qui ont laissé une trace indélébile dans les esprits. Qu’ils aient vécu ces événements ou qu’ils soient nés après la guerre, dans un pays traumatisé, nombre de créateurs japonais témoignent des stigmates de ces événements dans leurs oeuvres culturelles.

Avec : Emmanuel Salinesi, Yonathan Bartak, Lionel Pinto

Utopiales 2019

THÈME DE L’ÉDITION 2020 traces

Pour son 20e anniversaire, le festival contemplera le chemin parcouru pour tenter de retrouver nos traces dans la poussière du temps. Phénomènes, événements, civilisations, cultures et individus ont toujours des conséquences qui marquent leur environnement immédiat ou lointain. Toutes et tous sont traces. Cette année encore, artistes et scientifiques, créateurs et créatrices, auteurs et autrices remonteront ces pistes et y chercheront pour nous les traces d’un monde qui s’écrit sous nos yeux. Toutes et tous s’attacheront à nous prouver comment la pensée du futur laisse des traces dans le présent.

4 grandes thématiques

VESTIGES

Paléontologues, archéologues, historiens et astrophysiciens vont chercher dans les poussières terrestres ou célestes les restes matériels ou biologiques de ce qui fut. Ils nous dévoilent ainsi les origines, espérant mieux comprendre le présent et imaginer le futur. Devant la découverte de mammouths à l’ADN encore préservé dans le pergélisol, ils nous donnent à rêver d’un Jurassic Park. En fondant, ce même pergélisol, nous révèle la vie passée, mais menace aussi notre avenir en libérant les gaz et bactéries qu’il a enfermés en son sein au fil des ères. Au risque de mettre fin à l’Histoire ?

INDICES

L’indice, quel qu’il soit, révèle l’existence ou l’acte. Les artistes, auteurs et autrices comme les scientifiques s’en emparent pour le faire parler : le médecin diagnostique la maladie à partir de ses symptômes et les astronomes imaginent la présence éventuelle d’une neuvième planète. L’enquête peut être littéraire ou scientifique, mais elle s’appuie toujours sur des traces souvent surprenantes, qui peuvent soit nous crever les yeux, soit se dissimuler sous l’incongruité, pour dénoncer la présence d’une signification plus générale, parfois vide de doutes car trop souvent protégée par les certitudes et les préjugés.

SIGNES

Des hiéroglyphes aux alphabets de tous les continents, des registres aux romans, des enluminures à la bande dessinée, des scarifications aux tatouages, des articles aux litanies d’injures online, de la classification Dewey à la lecture de notre génome, l’Humanité laisse derrière elle une foule de signes. Et si le signe lui-même se faisait langue ?

STIGMATES

L’Humanité a marqué la Terre. Irrévocablement. Jusque dans l’espace proche. Le réchauffement climatique trace inéluctablement ses stigmates indélébiles sur la peau et dans la chair même de la Terre, tel un affront à notre planète dont nous sommes condamnés à composer. En serons-nous capables ?

Programme des Utopiales 2020

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